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Cosmétiques bio : ça veut dire quoi ?

18 Mai 2018 | Non classé | 2 commentaires

 

Quand on cherche des produits sains et responsables, on passe forcément par la question des produits de beauté bio. Mais quand il s’agit d’y voir plus clair pour savoir ce que « cosmétiques bio » signifie, ça se complique ! Alors on fait le tour du sujet pour mieux comprendre à quoi on a affaire. C’est parti !

 

Les cosmétiques bio en France

 

En France, le label bio le plus répandu est Cosmébio, qui existe depuis 2002 : il est délivré par un organisme certificateur, généralement Ecocert (Cosmébio n’a pas le droit de certifier lui-même les produits, la loi exige que le cahier des charges soit « porté par un organisme certificateur »). Il impose des critères en terme de formulation, de quantité d’ingrédients naturels/bio, d’impact environnemental, etc.

Qu’on soit d’accord, Cosmébio est une aide certaine pour le consommateur, qui garantit quand même pas mal de choses :
– Les produits ne contiennent pas d’ingrédients provenant d’animaux menacés d’extinction, d’ingrédients constitutifs de l’animal ou entraînant stress ou souffrance (dans les faits, les abeilles souffrent. Mais bon.) ;
– Certains matériaux polluants sont interdits pour le packaging ;
– Les labels établissent également une liste d’ingrédients interdits pour des causes de santé ou d’impact environnemental (silicones, paraffine, PEG, filtres chimiques, etc.), mais ceux autorisés sont encore trop nombreux…

Niveau formulation, les exigences sont les suivantes :
95% minimum d’ingrédients d’origine naturelle (ce qui laisse la place à 5% d’ingrédients de synthèse) ;
95% du certifiable doit être d’origine biologique (c’est-à-dire sans pesticides, herbicides, OGM, tout ça) ;
– Et en tout une présence minimum de 10% d’ingrédients bio dans le produit fini.

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Donc attendez… Certifiable, ça veut dire quoi ?

Dans un produit cosmétique, même 100% naturel, il n’y a pas que du végétal. Il peut y avoir :
Du minéral (genre des pigments pour la couleur, de l’argile, de la poudre d’argent, du dioxyde de titane comme filtre solaire, etc), qui n’est pas certifiable. On ne peut pas certifier des cailloux. Parce-qu’on ne fait pas pousser des cailloux.
De l’eau, qui n’est pas certifiable. On ne peut pas certifier de l’eau. On ne peut pas… Bref vous avez compris.
– Et certains ingrédients d’origine animale comme du miel, de la cire d’abeille, etc. Sauf dans les produits véganes. On y reviendra.

Donc on peut avoir un produit labellisé Cosmébio qui contiennent :
– 5% de synthétique ;
– 60% d’eau ;
– 24% de minéraux ;
– Et 11% de matières premières végétales (ou animales), dont 10,45% de bio.

Et un produit labellisé bio avec à peine 11% d’ingrédients bio, ça fait pas beaucoup.

 

L’arrivée de COSMOS

 

Là où ça se complique encore, c’est que d’autres labels existent dans d’autres pays, avec d’autres exigences. Et en France, on ne choisit pas que des cosmétiques français ! Un vrai casse-tête.

Pour faciliter les choses, les 5 principaux organismes en Europe se sont réunis autour d’une table (ou par terre, on ne sait pas) pour harmoniser les labels européens : Cosmebio (France), BDIH (Allemagne), Ecocert (France), ICEA (Italie) et Soil Association (UK) ont créé COSMOS, pour COSMetic Organic Standard.

Du coup, depuis le 1er Janvier 2017, les nouveaux produits doivent porter la mention COSMOS ORGANIC sous le label national habituel (et, à terme, remplacera celui-ci).

Concrètement, ça change quoi ?

La teneur en ingrédients bio sur le total du produit fini augmente, passant de 10 à 20%, eau non comprise (sauf pour les lotions). Hourra.
La biodégradabilité : seuls les ingrédients biodégradables sont acceptés (ça c’est bien cool aussi).

Et niveau pratique, si vous achetez un produit anglais Soil Association COSMOS, vous aurez les mêmes garanties de base qu’avec un produit français Cosmébio COSMOS.

On avance. Petit à petit.

 

Et la Norme ISO 16128 ?

 

Aaaah cette fameuse norme ISO 16128… Un petit bijou pour le greenwashing !

C’est une norme internationale, publiée fin 2017, mais qui n’est ni un label, ni un cahier des charges, ni une loi, ni une certification, ni… Elle est pas grand chose en fait. C’est un texte qui donne des redéfinit les critères et les taux mentionnés ci-dessus, est qui est loin de faire consensus dans le monde du bio.

Pour cette raison, on ne va pas rentrer dans les détails : considérant que les labels bio ne sont déjà pas irréprochables, la norme ISO, encore moins exigente, n’a pas grand intérêt, si ce n’est tout mélanger dans l’esprit du consommateur pour greenwasher tout ça et vendre davantage de cosmétiques conventionnels.
Mais si vous voulez quand même plus d’infos, vous pouvez lire ça.

 

En conclusion, tout n’est pas tout blanc ou tout noir (même si la norme ISO est quand même franchement gris très foncé).

C’est pourquoi certaines marques font le choix de ne pas être certifiées, comme oOlution par exemple : déjà parce-que la labellisation coûte cher, et qu’en plus elles vont au-delà de la charte imposée par le label.
D’autres, comme Les Happycuriennes, ont quand même fait le choix d’être estampillées Cosmébio, mais vont quand même au-delà des critères du label : 100% de naturel, minimum 72,8% d’ingrédients bio, pas d’huile de palme, etc.

Chez Wakey, vous trouvez donc un peu de tout : du bio certifié, de l’équivalent bio mais pas certifié, du beaucoup plus que bio, certifié ou non… Mais toujours naturel, et toujours végane !

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2 Commentaires

  1. Emma

    Super article! Très intéressant et agréable à lire 😍
    Pour ma part j’opte pour la solution: aller direct chez Wakey pour me faire conseiller par une pro 😉


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