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Zoom sur la fast-fashion

24 Avr 2019 | Actualité | 0 commentaires

 

Il y a 6 ans, le bâtiment du Rana Plaza au Bangladesh s’est effondré, entraînant la mort de plus de 1100 personnes. Cette catastrophe se distingue vite des autres : dans cette usine de production, on ne constate ni explosion, ni dégagement de gaz. Il s’agit « juste » de l’écroulement de l’immeuble construit à la va-vite, sans permis, où s’entassaient des milliers d’ouvriers, de machines et des tonnes de textiles. Dans les débris, on retrouve des étiquettes de marques telles que Mango, Primark, Benneton et bien d’autre encore. Cette tragédie devient un symbole de la surconsommation dans le domaine du textile, plus connu sous le nom aujourd’hui de fast-fashion.

 

La fast-fashion c’est quoi ?

 

La « fast-fashion » est une expression anglo-saxonne qui désigne le renouvellement le plus rapide possible des collections de vêtements. Aujourd’hui, on cherche souvent à avoir la dernière pièce à la mode à des prix toujours plus bas. On achète sans raison, sans réel coup de cœur, on suit les tendances et l’on s’en lasse encore plus rapidement. La surconsommation touche tous les segments de l’industrie en nous faisant adopter un comportement irrationnel face à nos actes d’achat. Les marques savent comment s’y prendre : les collections sont renouvelées parfois plusieurs fois par mois, ce qui implique de produire rapidement en grande quantité et à des coûts toujours plus minimes. La qualité est souvent laissée de côté, mais peu importe.. Les marques de fast-fashion cherchent souvent à imiter les collections de créateurs (à quelques détails près pour ne pas être accusés de copies) pour rendre des pièces de luxe accessibles à tous.

 

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Fashion Revolution 

 

Un triple impact environnement-santé-droits de l’homme

 

On achète environ 60 % plus de vêtements qu’il y a 15 ans, mais ils durent deux fois moins longtemps, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Cela a des répercussions néfastes sur l’environnement, l’industrie du textile étant la deuxième plus polluante au monde après celle du pétrole.

 -Environnement-

La pollution de l’environnement débute par la culture des matières premières, voire son extraction quand il s’agit du pétrole. En effet, le tissu peut avoir plusieurs origines : issu de la pétrochimie (polyester, nylon, acrylique) ou d’une plante (coton, lin, chanvre). L’utilisation généralisée des fibres synthétiques et spécifiquement du polyester a un énorme impact sur l’environnement : il émet jusqu’à trois fois plus de dioxyde de carbone que d’autres fibres telles que le coton. Contrairement au lin et au chanvre, le coton a de grands besoins en eau, nécessitant la plupart du temps d’être irrigué. Les plants de cotons (non biologiques) sont également arrosés de pesticides, d’herbicides et d’engrais : au total, jusqu’à 20 % de la pollution globale de l’eau est causée par l’industrie de l’habillement.

-Santé- 

On ne s’en rend pas compte, mais la production de textile peut également avoir un effet néfaste sur la santé. En plus des engrais utilisé pour la culture des matières premières, on trouve également des préparations chimiques dans la production de vêtements à base d’ethoxylates de nonyphénol (NPE) qui sont potentiellement allergisants ou perturbateurs endocriniens. Certains colorants libèrent des amines cancérogènes qui impactent la santé du consommateur, mais également celles des agriculteurs ou des ouvriers.

-Conditions de travail-

Les conditions de travail dans l’industrie du textile de la fast-fashion sont le plus souvent déplorables. Les usines se situent en majorité dans des pays en développement d’Asie, comme le Bangladesh, l’Indonésie, la Thaïlande etc. Dans ces pays, la semaine de travail est à 60 heures par semaine, les travailleurs sont payés moins d’un euro par heure et des enfants commencent à fabriquer des vêtements pour les pays occidentaux dès l’âge de 14 ans… Sans compter les risques liés aux infrastructures et aux produits utilisés dans le processus de production.

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Vu sur le compte Instagram de @peau_neuve

 

Les alternatives à la fast-fashion

 

Comme pour toutes les industries, il s’agit de se poser les bonnes questions : qui a fabriqué mon vêtement ? Dans quelles conditions ? À quel prix ? 
Il faut consommer moins mais mieux. Pour cela, on essaye de tendre vers une penderie plus minimaliste en reprenant goût à s’acheter de temps en temps une jolie pièce. Elle sera certes plus chère que dans un magasin de fast-fashion mais sera produite dans de bonnes conditions, respectera l’environnement et votre santé. Il existe des plateformes comme Dreamact ou Kabanes qui regroupent des marques éthiques et éco-responsables avec un large choix pour homme et femme. Pour les niçoises, vous pouvez faire un tour chez Ekyog (il existe d’autre boutique en France également) si vous souhaitez changer votre dressing. Et si l’on craque sur une pièce de fast-fashion, ou trop chère pour notre porte-monnaie, pourquoi ne pas jeter un œil sur Vinted ou Maison seconde ? Donner une seconde vie à des vêtements peut vous aider à faire la transition en douceur de votre placard sans vous frustrer !

 

Pour cette semaine de commémoration de l’effondrement du Rana Plaza, on sollicite les marques sur Instagram en postant un vêtement de notre placard avec le hashtag #whomademyclothes pour exiger de la transparence sur l’origine et l’histoire de nos vêtements. Si vous connaissez des marques françaises éthique et responsable n’hésitez pas à le marquer en commentaire !

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