Le Wakeypédia

Le blog

Accueil / Décryptage / Pourquoi choisir une protection hygiénique lavable

Accueil / Décryptage / Pourquoi choisir une protection hygiénique lavable

Pourquoi choisir une protection hygiénique lavable

20 Avr 2019 | Décryptage | 0 commentaires

 

Ha là là l’hygiène intime, un sujet malheureusement beaucoup trop tabou… Depuis la nuit des temps (ou presque), il y a une espèce de gêne et de diabolisation autour des règles, des protections périodiques et de l’hygiène intime en général. Je pense qu’on a toutes connu cette « gêne » au supermarché lors du passage en caisse avec notre boîte de tampon alors qu’il n’y a rien de plus naturelle que cela. Alors on arrête de passer par quatre chemins et on en parle ! Aujourd’hui, on va surtout parler des protections périodiques traditionnelles, de leur impact sur notre corps, mais aussi sur l’environnement.

 

Pourquoi arrêter d’acheter des protections périodiques « traditionnelles »

 

C’est un secret pour personne, les femmes ont leurs règles. Pourtant, l’accès à des protections n’est pas très vieux et n’est malheureusement pas mis à disposition de toutes les femmes.

Petit point histoire : les premières serviettes lavables sont commercialisées dans les années 20, pas pratiques du tout du tout… Les femmes s’en servent donc peu. Il faudra attendre 1963 pour trouver des serviettes jetables dans les grandes surfaces. La parole se libère un peu sur le sujet (mais bon ce n’est toujours pas ça non plus : pourquoi les flux sont-ils toujours bleus dans les pubs ?). S’en suivent des variantes : avec ailettes, adaptées pour la nuit etc… Bien que ces protections soient une révolution et une nécessitée absolue pour les femmes, leur composition fait peur à regarder. Pas la peine de se précipiter sur son paquet de tampons ou de serviettes pour en voir la composition, vous ne trouverez aucune étiquette produit. Pourquoi si peu de transparence sur ces produits ? Vous allez bien assez vite le comprendre… 

La fabrication des protections féminines traditionnelles demande l’utilisation de matériaux synthétiques. Concernant l’absorption, les marques garantissent un niveau très élevé, mais pour cela il faut utiliser du plastique et des poudres chimiques qui sont dérivées du pétrole. On trouve également de la cellulose, c’est à-dire de la pulpe de bois (jusque-là ça va) mais qui, en général, est blanchi(e) au chlore ce qui laisse des résidus de toxines. La toxicité est extrêmement élevée pour l’être humain (et l’environnement), d’autant plus que les serviettes et surtout les tampons sont en contact avec une partie du corps extrêmement fine et perméable. Les particules pénètrent facilement dans les parois du vagin et ne sont pas rejetées par notre corps : je vous laisse imaginer l’accumulation… Il y a également du coton dans les protections intimes, et la culture de coton conventionnelle est l’une des cultures les plus polluantes au monde, et souvent bourrée de pesticides. Pour finir, si l’on passe les protections hygiéniques à la loupe, on trouve des produits irritants en tout genre comme de l’aluminium, de l’alcool ou du parfum.

 

L’impact environnemental des protections hygiéniques conventionnelles

 

Les protections périodiques ont un impact catastrophique sur l’environnement. Une femme utilise en moyenne au cours de sa vie entre 10 000 et 15 000 produits menstruels. Chaque année, c’est plus de 45 milliards de protections hygiéniques qui sont jetées dans le monde. La pollution qu’entraînent les protections hygiéniques est énorme, mais son processus de production rend les choses encore plus désastreuses. Concernant la culture du coton, c’est la plante la plus gourmande en eau d’irrigation : pour 1 kilo de coton ce sont 20 000 litres d’eau utilisés en moyenne, pour un produit à usage unique… Un véritable gaspillage ! L’impact du plastique n’est plus à démontrer, très souvent les tampons sont vendus avec un applicateur en plastique, emballée dans du plastique individuellement qui est de nouveau emballé dans un autre plastique… Ça fait beaucoup trop non ? Les protections jetables ainsi que leurs emballages plastiques ne sont ni écologiques ni biodégradables et continuent donc de polluer lorsqu’ils sont enterrés dans les décharges… Ou bien ils finissent dans les océans s’ils sont jetés dans les toilettes (à ne surtout, mais SURTOUT pas faire).

 

wakey-wakeypédia-menstruation-protection-lavable

Les alternatives écologiques pour les règles

 

Les protections jetables n’existent que depuis une cinquantaine d’années, mais il est déjà temps d’arrêter. Il existe des alternatives beaucoup plus respectueuses de votre corps et de l’environnement ! En voici quelques-unes :

  • La coupe menstruelle (plus connu sous son petit nom de cup) : c’est comme un petit entonnoir en silicone que l’on place dans le vagin pour recueillir les règles. Bien entretenue, elle se garde 10 ans ! Pratique et hygiénique, c’en est fini des déchets lâchés dans la nature ! On vous recommande celle de chez Lamazuna, souple, confortable et en silicone chirurgical (même leur petite pochette est en coton biologique… si ce n’est pas beau ça !)
  • Les protections lavables : comme des serviettes classiques, le principe est le même ! NON, ça ne dégage pas d’odeurs, c’est tout aussi absorbant et ça reste en place ! Un rinçage à l’eau fraîche et un coup dans la machine entre chaque utilisation, et le tour est joué ! En plus d’être écologiques, les protections Dans ma culotte sont trop canons et bien évidemment disponibles dans le Wakey-magasin.
  • Le FIL (hein ?) : le Flux Instinctif Libre, très peu connu, consiste à écouter son corps et contrôler notre flux en le libérant uniquement lors des passages aux toilettes. Dit comme ça, cela peut sembler bizarre, mais j’ai lu plusieurs témoignages de femmes qui avaient testé et adopté cette méthode, alors pourquoi pas ? Dans notre petite Wakey-team on a jamais essayés, mais si vous utilisez cette méthode, nous sommes preneuses de vos témoignages !

 

 

On libère la parole sur le sujet et on essaye de penser différemment ! Nous, les femmes avons nos règles la moitié de notre vie, 13 fois par an en moyenne. Les alternatives écologiques permettent de protéger notre intimité tout en protégeant la planète… C’est pas génial ça ?

Consulter d’autres articles :

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

odio efficitur. elementum elit. Donec leo. eget